L'Astucieux du Net

Cette substance toxique provoque de graves démangeaisons et allergies. De nombreux rappels de produits ont commencé, les autorités sanitaires se mobilisent.


Il y eut les canapés vendus par Conforama – et toujours rappelés – en raison de la présence toxique du diméthylfumarate (cf. INC Hebdo n° 1489). Voici maintenant les chaussures chinoises.


Des dizaines de cas sont signalés par la presse, bien d’autres sont probablement à déplorer… Une femme a été hospitalisée pendant une semaine après avoir porté des bottes provenant de Chine. D’autres ont consulté médecins et allergologues avant de déterminer les raisons de leur souffrance.


Le diméthylfumarate est un fongicide classé comme «nocif par contact avec la peau, irritant pour les yeux, les voies respiratoires et la peau», son utilisation pour cet usage est interdite par un règlement européen de décembre 2007.


Depuis presque un mois, l’affaire prend de l’ampleur. Etam est la première chaîne à avoir réagi début novembre en retirant 5 000 paires de bottes. Puis, mi-novembre, la Halle aux chaussures, numéro un de la vente en France, et le groupe Eram/Gemo ont commencé discrètement à retirer des modèles – des milliers de paires concernées, sans que l’on sache exactement lesquelles car aucune information ne filtre. Vu le manque de transparence, il est à craindre que d’autres enseignes ne vendent encore de nombreuses paires “affectées”.


Les autorités ont commencé à se saisir du dossier. Le 19 novembre, la Direction générale de la santé (DGS) a envoyé une note d’information aux professionnels de santé pour leur demander de faire des signalements aux centres antipoison et de toxicovigilance.


Le 21 novembre, la DGS et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont signé un texte commun annonçant qu’une opération nationale de recensement des cas d’allergie avait été lancée et que vingt produits étaient soumis à des enquêtes sanitaires. Elles ont demandé aux professionnels de «s’assurer que leurs produits ne risquent pas de porter atteinte à la santé ou à la sécurité des consommateurs» et, dans le cas contraire, de les retirer. Un arrêté ministériel pourrait être pris pour accélérer le processus.


NDLR :  compte tenu de l'importance de cette information, je me suis exceptionnellement autorisé à reproduire intégralemnt cet article qui est publié sur l'excellent site www.conso.net  
Ven 28 nov 2008 Aucun commentaire